L’enlèvement de six routiers sénégalais au Mali révèle la vulnérabilité alarmante d’un corridor vital pour le commerce transfrontalier entre Dakar et Bamako, au cœur d’un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant. À ce jour, ni Dakar ni Bamako n’ont réagi officiellement, et aucun groupe djihadiste n’a revendiqué l’acte.
Selon l’Union des routiers du Sénégal (URS), les victimes – deux chauffeurs et quatre apprentis – œuvrent quotidiennement au maintien des échanges entre les deux pays. L’organisation dénonce « une atteinte grave » à la sécurité des travailleurs et de leurs familles et souligne l’impact direct sur la libre circulation et le commerce régional.
L’incident survient alors que le Mali demeure le premier partenaire africain du Sénégal, absorbant plus de la moitié des exportations sénégalaises vers le continent en 2024. Le corridor Bamako–Kayes, théâtre de l’enlèvement, transporte quotidiennement produits pétroliers, ciment, denrées alimentaires et biens manufacturés, essentiels à l’économie régionale.
L’URS rappelle que « les acteurs routiers sont en première ligne de l’intégration africaine » et appelle les gouvernements sénégalais, malien et les organisations régionales à agir sans délai pour la libération des victimes, tout en renforçant la sécurité sur ces axes cruciaux.
LFL








