L’avertissement est direct. Dominique de Villepin estime que la France traverse une séquence politique critique, marquée par un choix présidentiel qu’il qualifie de « déni de démocratie ».
Le constat est sévère : les électeurs, en 2024, ont rejeté la politique menée depuis huit ans. Mais Emmanuel Macron, au lieu de corriger sa trajectoire, a reconduit la même stratégie. Résultat : un gouvernement fragile, menacé aujourd’hui par le vote de confiance.
Villepin dénonce aussi la logique institutionnelle du président : nommer des Premiers ministres issus d’un parti minoritaire, incapable de traduire la volonté de l’Assemblée. « Cela traduit un mépris du jeu parlementaire », insiste-t-il.
Pour lui, la crise budgétaire n’est qu’un symptôme : un budget « injuste et irréaliste » qui dissimule un mensonge politique plus profond – l’absence d’écoute des citoyens.
Sa conclusion résonne comme un avertissement : tant que le président refuse d’ouvrir la voie à une cohabitation avec une majorité différente, la Ve République est menacée d’une crise de régime. Et la responsabilité, répète-t-il, « incombe au chef de l’État ».
LFL







