Pour le PPA-CI, le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo n’est pas une simple décision technique mais une remise en cause de l’État de droit. Le parti accuse le Conseil constitutionnel d’avoir bafoué à la fois la Constitution ivoirienne et les décisions des Nations Unies.
« Nous avons le devoir d’alerter le peuple ivoirien et la communauté internationale », a lancé Me Habiba Touré lors de la conférence de presse organisée à Abidjan. Selon elle, le Conseil constitutionnel a franchi une ligne rouge en invalidant le dossier de Laurent Gbagbo, pourtant conforme aux prescriptions de l’article 55 de la Constitution.
Elle rappelle que nulle part dans le texte fondamental n’est exigée l’inscription sur la liste électorale pour être candidat. « Gbagbo est ivoirien, il a plus de 35 ans, il jouit de ses droits civils et politiques. Alors, pourquoi l’écarter ? » interroge-t-elle.
Le Conseil a également invoqué un manque de parrainages. « C’est faux et discriminatoire », réplique le PPA-CI. « Gbagbo a recueilli 54 977 signatures réparties dans 27 régions. La loi en exige 17. Alors d’où vient ce chiffre de 75 003 imposé uniquement à lui ? »
Pour le PPA-CI, cette élection risque de se dérouler sous le signe de l’exclusion.
LFL







