Ce 7 août, Bouaké, jadis épicentre de la rébellion, s’est transformée en scène vibrante de paix et de fierté pour célébrer les 65 ans de l’indépendance ivoirienne. Entre défilés militaires puissants et danse traditionnelle, la ville offre un message clair : la Côte d’Ivoire avance, unie et résolue.
Au son des tambours et sous les drapeaux tricolores flottant dans la brise, Bouaké a vibré d’une énergie nouvelle. Sur le boulevard Abla Pokou, familles et anciens combattants se sont rassemblés, témoins d’un moment chargé d’histoire. Deux décennies après les conflits qui ont marqué la ville, les blindés lourds défilaient aux côtés des danseurs en costumes colorés, incarnant la réconciliation et l’espoir.
« La guerre appartient au passé », proclamait Jean François Kouassi, tandis que les yeux émerveillés de Bintou Diarra scrutaient la puissance militaire alliée à la richesse culturelle. Pourtant, une voix critique rappelle que la vraie indépendance se construit aussi sur l’économie et la culture, au-delà des armes.
Bouaké, ce jour-là, ne célébrait pas seulement un anniversaire, mais un nouveau départ.







