Le conflit évolue, mais l’équilibre reste inchangé : c’est l’analyse livrée par le Colonel-major Souleymane Dembélé, porte-parole de l’armée malienne, lors de son point de presse du 8 septembre 2025.
Acculé, le JNIM déploie désormais des moyens plus sophistiqués : drones, engins explosifs improvisés, sabotages d’infrastructures et attaques de civils. Des méthodes destinées à perturber l’économie et à nourrir la peur. Pourtant, selon Dembélé, ces actions restent « ponctuelles et limitées dans le temps », preuve que les groupes armés n’ont pas la capacité de tenir le terrain.
Face aux rumeurs de « faux blocus » sur les axes stratégiques, l’armée réplique : désinformation. Pour elle, le véritable enjeu est psychologique. La récente tentative de coup d’État déjouée illustre également la bataille sur un autre front : celui de la stabilité institutionnelle.
Dans ce contexte, le Mali et ses alliés de l’AES se veulent rassurants. L’État tient bon, les forces armées gardent l’initiative, et le message est clair : le pays ne cédera pas face aux assauts hybrides de l’ennemi.
LFL









