Enlevés le 6 août 2025 par le JNIM sur l’axe Tombouctou-Douentza, les policiers Abdourahamane Dembélé et Boubacar Dabo ont retrouvé la liberté le 8 septembre. Leur retour, salué par les autorités, symbolise la résilience malienne face à la terreur.
Le soulagement a été immense ce 8 septembre : Abdourahamane Dembélé et Boubacar Dabo, deux agents des forces de l’ordre maliens capturés par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ont enfin regagné le sol libre. Après une captivité médiatisée par une vidéo de propagande, leur libération a été confirmée par Bamako, puis marquée par une audience solennelle avec le Général Assimi Goïta, chef de l’État de transition.
Si les conditions de cette délivrance restent confidentielles, le gouvernement a immédiatement déployé un dispositif de prise en charge médicale et psychologique pour les deux hommes. Le ministre de la Sécurité, Général Daoud Aly Mohammedine, a salué la synergie entre les forces militaires et les services de renseignement, tout en rendant hommage au professionnalisme des équipes mobilisées.
La victoire reste fragile. Le Colonel-major Souleymane Dembélé, porte-parole de l’armée, a rappelé que le JNIM innove sans cesse dans ses méthodes, multipliant drones, explosifs improvisés et sabotages. Mais il a rejeté les accusations de blocus du territoire, soulignant que les incursions ennemies visent surtout à propager la peur et la désinformation.
Au-delà de ce dénouement heureux, la situation sécuritaire demeure sous tension : une tentative de putsch a récemment été déjouée, tandis que plusieurs généraux et un citoyen français ont été arrêtés. Face à ces menaces multiples, l’armée appelle à l’unité nationale. La libération de Dembélé et Dabo devient ainsi le symbole d’une lutte collective pour préserver le Mali de l’effondrement et réaffirmer la souveraineté du pays.
LFL








