Le samedi 18 octobre 2025, à Paris, Tidjane Thiam a pris la parole lors d’une marche, devant la diaspora ivoirienne et les militants du Front commun. Sa cible : le quatrième mandat d’Alassane Ouattara, qu’il qualifie de « mauvaise surprise ». Sous les applaudissements, le président du PDCI-RDA a dénoncé un climat de répression et de peur qui s’est intensifié depuis la validation de la candidature du chef de l’État.
La marche du 11 octobre à Abidjan, violemment dispersée, reste dans toutes les mémoires. « Des pauvres gens ont été condamnés à 36 mois de prison pour avoir manifesté pacifiquement », a dénoncé Tidjane Thiam, fustigeant un pouvoir qui use de la peur et de l’argent pour se maintenir. Les arrestations massives et l’interdiction de manifestations pour deux mois montrent, selon lui, une volonté de verrouiller le débat démocratique.
Avec force, l’ancien banquier international a promis un retour de la liberté et de la dignité : « Quand je serai président – parce que je serai président – nous saurons nous retrouver ». Il appelle à une démocratie apaisée, où tous les candidats peuvent s’affronter sur le terrain du débat et non par la force.
À travers cette mobilisation à Paris, Tidjane Thiam envoie un message clair : la diaspora et les Ivoiriens doivent rester vigilants, défendre la Constitution et exiger un processus électoral juste. Le combat pour la démocratie se poursuit, loin de la peur et de l’intimidation.
LFL







