Dans son message de Nouvel An prononcé le 31 décembre 2025, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a livré une analyse sévère de la situation politique nationale, tout en reconnaissant les faiblesses de l’opposition face au pouvoir en place.
L’ancien Premier ministre a estimé que l’année 2025 s’est achevée sur une dégradation du climat démocratique, marquée, selon lui, par un durcissement de la gouvernance et une réduction progressive des libertés publiques. Il a notamment dénoncé des pratiques qu’il qualifie d’« autoritaires », évoquant des arrestations arbitraires et un environnement politique peu favorable à l’expression pluraliste.
Revenant sur la présidentielle d’octobre 2025, Pascal Affi N’Guessan a contesté la crédibilité du processus électoral, qu’il juge non inclusif. Il a accusé le pouvoir d’avoir verrouillé le jeu institutionnel, empêchant, selon lui, une compétition équitable et accentuant la fracture entre les acteurs politiques et la population.
Dans un rare exercice d’autocritique, le leader du FPI a reconnu l’incapacité des partis d’opposition à faire front commun, admettant un échec stratégique collectif. Il a appelé à dépasser les divisions internes et les ambitions personnelles afin de bâtir, en 2026, une opposition unie, capable de porter un projet politique crédible et rassembleur.
Au-delà du cadre national, Affi N’Guessan s’est également exprimé sur l’actualité internationale, se disant préoccupé par le recul du multilatéralisme et l’affaiblissement des grandes institutions de régulation. Il a souligné les tensions régionales en Afrique de l’Ouest, la crise au sein de la CEDEAO et la montée de nouveaux équilibres géopolitiques qu’il estime porteurs d’incertitudes pour la stabilité du continent.
Concluant son allocution, le président du FPI a présenté l’année 2026 comme une étape décisive pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire, appelant les forces politiques, la société civile et les citoyens à s’engager pour la défense des libertés, le dialogue inclusif et la cohésion nationale.
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