Le président de l’Organisation interprofessionnelle agricole, Siaka Diakité, a tenu à apporter des précisions sur l’opération de rachat des stocks de café-cacao en Côte d’Ivoire. Lors d’une déclaration mardi 3 mars 2026, il a affirmé que le processus se déroule normalement et que les engagements pris envers les producteurs seront respectés.
Selon les inventaires réalisés en janvier 2026, un volume total de 100 000 tonnes de stocks a été identifié et validé pour rachat. L’opération d’enlèvement est déjà en cours : 12 000 tonnes ont été déchargées et 16 000 tonnes supplémentaires sont en phase de validation par le régulateur, le Conseil du Café-Cacao.
Siaka Diakité a souligné la bonne coordination entre les différents acteurs du secteur afin d’assurer la fluidité du processus. Les autorités suivent quotidiennement l’évolution des enlèvements pour garantir la transparence et le bon déroulement des opérations. L’objectif reste de sécuriser le paiement aux producteurs et de renforcer la stabilité du marché.
Le président de l’OIA a également rappelé que seules les structures officiellement répertoriées par le Conseil du Café-Cacao sont habilitées à intervenir dans l’opération. Il a mis en garde contre toute tentative de spéculation ou de détournement des fonds destinés aux coopératives. « Nous ne tolérerons aucune pratique susceptible de porter préjudice aux producteurs. Si des opérateurs encaissent des paiements sans reverser les sommes dues, des poursuites judiciaires seront engagées », a-t-il averti.
Cette opération de rachat vise à soutenir la filière et à préserver les revenus des paysans, acteurs essentiels de l’économie ivoirienne. En garantissant le paiement des stocks recensés, les autorités entendent restaurer la confiance et assurer une commercialisation transparente du cacao.
Le secteur café-cacao constitue un pilier stratégique pour la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. La réussite de cette opération de rachat est perçue comme un levier pour stabiliser les prix et renforcer la compétitivité de la filière sur les marchés internationaux.
L’Organisation interprofessionnelle agricole réaffirme ainsi son engagement aux côtés des producteurs et des institutions de régulation. L’objectif demeure clair : garantir une gestion rigoureuse des stocks et assurer une rémunération équitable aux acteurs du secteur.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation et de gouvernance de la filière, avec pour ambition de consolider la position du cacao ivoirien et de renforcer la valeur ajoutée pour les producteurs.
I.inter









