Le Premier ministre du Burkina Faso, Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré le vendredi 13 mars 2026, à Bobo-Dioulasso, plusieurs unités industrielles dédiées à la production d’aliments piscicoles. Ces infrastructures visent à soutenir le développement de la filière aquacole nationale et à accroître la production halieutique du pays.
Un investissement stratégique pour la production de poisson
La mise en service de ces installations s’inscrit dans la stratégie agricole portée par les autorités burkinabè à travers l’Offensive agropastorale et halieutique, impulsée par le président du Faso, Ibrahim Traoré.
Ce programme national ambitionne notamment de porter la production de poisson à 100 000 tonnes, afin de renforcer la sécurité alimentaire et de réduire la dépendance aux importations.
Des unités industrielles modernes
Pour concrétiser cet objectif, le gouvernement a mobilisé plus de 1,5 milliard de francs CFA par l’intermédiaire du ministère en charge de l’Agriculture afin d’acquérir deux usines modernes de production d’aliments pour poissons.
La première unité est implantée à Bobo-Dioulasso tandis que la seconde se situe à Bagré. Chacune dispose d’une capacité de production oscillant entre 1,5 et 2 tonnes d’aliments par heure.
À ces infrastructures s’ajoute une troisième unité installée à Bobo-Dioulasso, capable de produire environ une tonne par heure, renforçant ainsi l’offre nationale d’aliments piscicoles.
Une exploitation confiée à des structures publiques
La gestion des deux unités implantées à Bobo-Dioulasso a été confiée à la société d’État FASO GUULGO, spécialisée dans la fabrication d’aliments destinés à l’élevage.
L’unité de Bagré sera, pour sa part, exploitée par Faso Agropole, structure impliquée dans le développement des pôles agro-industriels.
Dynamiser la filière aquacole
Selon les autorités burkinabè, ces nouvelles infrastructures permettront de réduire la dépendance aux importations d’aliments piscicoles, tout en améliorant la compétitivité des producteurs locaux.
Elles devraient également sécuriser l’approvisionnement des exploitations aquacoles, notamment celles utilisant des cages flottantes dans plusieurs retenues d’eau du pays.
Au-delà du renforcement de la production halieutique, ce projet devrait contribuer à la création d’emplois pour les jeunes, au développement de la filière piscicole et à la consolidation de la sécurité alimentaire au Burkina Faso.
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