Changement de ton majeur au Moyen-Orient. L’Iran a annoncé, vendredi 17 avril, la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz, rouvrant ainsi un corridor vital pour le commerce mondial des hydrocarbures. Une décision immédiatement saluée par le président américain Donald Trump.
Dans un message publié sur Truth Social, le dirigeant américain a exprimé sa satisfaction face à cette évolution, y voyant un signal positif dans un contexte de négociations sensibles entre Washington et Téhéran.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que le passage de tous les navires commerciaux est désormais autorisé « pour la durée restante de la trêve », conformément aux itinéraires coordonnés par les autorités maritimes iraniennes.
Cette décision s’inscrit dans un climat de désescalade, même si des incertitudes persistent sur la nature exacte du cessez-le-feu évoqué — entre Israël et le Hezbollah au Liban ou entre l’Iran et les États-Unis.
Mais l’impact le plus immédiat s’est fait sentir sur les marchés. Les cours du pétrole ont enregistré une chute spectaculaire. Le Brent de la mer du Nord a perdu plus de 10 %, tandis que le baril américain WTI a suivi la même tendance, signe d’un apaisement des craintes liées à l’approvisionnement mondial.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part cruciale du pétrole mondial, demeure un point de tension stratégique. Sa réouverture envoie un signal fort aux investisseurs et aux grandes puissances, mais reste suspendue à l’évolution fragile de la situation géopolitique.
Dans une région habituée aux retournements rapides, cette annonce pourrait marquer un tournant… ou simplement une accalmie temporaire.
Lfl








