L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) entre dans une séquence décisive de son histoire. Le comité ad hoc dirigé par Amos Béonaho a annoncé, dimanche 3 mai 2026 à Abidjan, la tenue du 12e congrès ordinaire électif les 15 et 16 mai à la Maison de la presse, avec pour ambition affichée de restaurer la cohésion et la crédibilité de l’organisation après une période de fortes turbulences internes.
Face aux fractures qui ont récemment secoué la principale faîtière des journalistes ivoiriens, l’ancien président de l’UNJCI a lancé un appel solennel à l’apaisement, à la responsabilité et à la reconstruction collective. Pour lui, cette échéance dépasse largement le simple cadre électoral : elle doit marquer une nouvelle étape dans la refondation de l’institution.
« Ce congrès doit être celui du rassemblement, de la responsabilité et de la crédibilité retrouvée », a déclaré Amos Béonaho, insistant sur la nécessité pour la corporation de tourner la page des divisions.
Dans son adresse, le président du comité ad hoc a reconnu que les tensions récentes ont mis à rude épreuve l’unité de l’organisation, tout en soulignant qu’elles doivent servir d’alerte et de leçon. Selon lui, la vitalité démocratique ne saurait justifier des fractures durables au sein d’une structure censée défendre les intérêts communs des professionnels des médias.
Pour Amos Béonaho, l’intérêt supérieur de l’UNJCI doit désormais primer sur toute logique personnelle. Il a ainsi invité les journalistes à privilégier le dialogue, la retenue et la confraternité, afin de préserver l’image et la solidité de leur institution.
Le comité ad hoc assure que le congrès se déroulera dans le strict respect des textes, avec des mécanismes destinés à garantir transparence, équité et conformité démocratique. L’objectif est clair : offrir à la profession un processus électoral crédible, inclusif et incontestable.
Au-delà du renouvellement des instances, Amos Béonaho a rappelé les défis majeurs auxquels les journalistes ivoiriens restent confrontés : défense de la liberté de la presse, lutte contre la précarité, amélioration des conditions de travail, viabilité économique des entreprises de presse et promotion d’un journalisme rigoureux et éthique.
Dans un environnement médiatique en constante mutation, il estime que seule une UNJCI forte, unie et réorganisée pourra efficacement porter ces combats.
« L’heure n’est plus à la division. L’heure est au rassemblement », a-t-il lancé à l’endroit de ses confrères.
À l’approche de ce rendez-vous crucial, le 12e congrès de l’UNJCI apparaît ainsi comme bien plus qu’une simple échéance statutaire : il pourrait redéfinir l’avenir de la représentation journalistique en Côte d’Ivoire et déterminer la capacité de la profession à parler d’une seule voix face aux défis de son époque.
Dina Light







