Réuni à Assinie dans le cadre de l’atelier-bilan des opérations électorales 2024-2026, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a défendu mercredi 6 mai 2026 le bilan de l’institution au terme du cycle électoral 2019-2025, estimant que la mission confiée à son équipe a été pleinement exécutée.
Face aux commissaires et collaborateurs, il a rappelé que la CEI avait la responsabilité d’assurer l’organisation de l’ensemble des scrutins majeurs du pays durant cette période.
Six années de gestion électorale sous revue
Révision de la liste électorale, présidentielle, législatives, sénatoriales et élections locales : selon le président de la CEI, l’institution a assumé l’ensemble de ses obligations sur la période écoulée.
« Durant ces six années, nous avons accompli la mission qui nous a été assignée », a-t-il déclaré, présentant ce bilan comme celui d’une institution ayant rempli son rôle dans le fonctionnement démocratique de l’État.
Une satisfaction revendiquée
Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a salué le travail des commissaires et du personnel administratif, estimant que les efforts fournis ont permis de consolider la crédibilité du processus électoral ivoirien.
À ses yeux, les résultats obtenus ont contribué à renforcer l’image institutionnelle du pays.
« Nous avons aidé la Côte d’Ivoire à être fière d’elle-même », a-t-il affirmé.
Un bilan, mais aussi une autocritique nécessaire
Tout en revendiquant les acquis, le président de la CEI a insisté sur la nécessité d’une analyse lucide des opérations menées afin d’identifier les insuffisances et d’améliorer les futures échéances.
L’atelier d’Assinie est ainsi présenté comme un espace de réflexion destiné à consolider les points forts du système tout en corrigeant ses limites.
L’avenir du personnel au cœur des préoccupations
Alors que la fin du mandat de la commission suscite des interrogations, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a adressé un message de rassurance aux agents.
« Nous ne vous mettrons pas à la rue », a-t-il promis, assurant que des solutions conformes aux principes de l’État de droit seront envisagées pour protéger les droits du personnel.
Les élections, une dynamique permanente
Pour le président de la CEI, la fin d’un mandat institutionnel ne signifie pas l’arrêt de la mission démocratique.
Il a rappelé que dans un État républicain, les élections restent un mécanisme permanent de gouvernance :
« Le pouvoir s’exerce par les élections. Il y aura toujours des élections en Côte d’Ivoire. »
Vers une nouvelle étape
En conclusion, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a exhorté les participants à produire des recommandations concrètes afin d’améliorer durablement l’organisation électorale.
Prévu du 6 au 8 mai à Assinie, cet atelier-bilan pourrait ainsi poser les bases d’un système électoral plus performant, plus crédible et mieux adapté aux futurs défis démocratiques du pays.
Dina Light







