La ville de Yamoussoukro accueillera du 5 au 7 juin 2026 la 7e édition du Festival François Konian (FEFKO), un rendez-vous culturel désormais incontournable dédié à la mémoire de l’une des grandes figures des médias et de la musique ivoirienne. Le lancement officiel de cette édition a eu lieu samedi 23 mai 2026 à Abidjan.
Cette année, le festival prend une dimension particulière avec la commémoration des dix ans du décès de François Konian, disparu le 7 juin 2016 à l’âge de 69 ans. Pour les organisateurs, cette édition spéciale est à la fois un hommage et une célébration de l’héritage laissé par celui qui a contribué à l’essor de l’industrie culturelle ivoirienne.
Le commissaire général du festival, Fabrice Loba, a expliqué que le FEFKO entend préserver la vision de François Konian tout en créant un espace d’expression pour les jeunes artistes et les cultures traditionnelles africaines.
Placée sous le signe de la diversité culturelle, cette édition mettra particulièrement en avant le peuple Sénoufo et les traditions du grand Nord ivoirien. La cérémonie de lancement a été marquée par une conférence du professeur René Allou Kouamé sur l’histoire des peuples Baoulé Akouè et Nanafouè de Yamoussoukro.
Au programme de ces trois jours de festivités figurent des défilés traditionnels, des concours artistiques, des concerts live, des danses patrimoniales et plusieurs activités sociales. Le vendredi 5 juin sera notamment marqué par une procession populaire et des prestations de danses traditionnelles du Django local.
Le samedi 6 juin donnera lieu à des spectacles interculturels avec la célèbre danse sacrée Boloye du peuple Sénoufo, ainsi qu’aux prestations de plusieurs artistes invités. La clôture, prévue le dimanche 7 juin, sera consacrée à une messe d’hommage suivie d’un dépôt de gerbes de fleurs au caveau familial de François Konian.
Un déjeuner communautaire sera également offert aux personnes en situation de handicap et aux familles de Morofé avant la grande finale des concours musicaux et les concerts d’Antoinette Konan, d’Adéba Konan et de l’orchestre Racine Vibe.
Dina Light








