L’Assemblée législative de transition (ALT) du Burkina Faso a adopté à l’unanimité, mardi, une nouvelle loi encadrant la réserve militaire nationale.
Examiné le 26 mai 2026, le texte prévoit la création d’une force de réserve pouvant atteindre 100 000 volontaires d’ici la fin de l’année, destinée à appuyer les forces de défense et de sécurité dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des défis persistants.
Le projet de loi a été présenté par le ministre d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Célestin Simporé, et adopté par les 57 députés présents.
Selon le dispositif adopté, la réserve militaire est structurée en deux catégories. La réserve de premier ordre regroupe les anciens militaires, ex-policiers et anciens Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), mobilisables rapidement en raison de leur expérience opérationnelle.
La réserve de second ordre concerne les citoyens volontaires ainsi que les anciens appelés du Service national patriotique, qui devront suivre une formation militaire et civique avant toute intégration opérationnelle.
Devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité, le général Simporé a rappelé que le statut de réserviste repose sur le volontariat et ne constitue pas un emploi permanent. Il a également précisé des dispositions spécifiques pour les femmes, qui ne seront pas mobilisées durant la grossesse.
Les autorités expliquent que cette réforme répond à la nécessité d’adapter le dispositif sécuritaire du pays à la situation actuelle, tout en renforçant la participation citoyenne à la défense nationale.
À travers cette loi, le Burkina Faso entend structurer un mécanisme durable de mobilisation nationale et renforcer les capacités de résilience face aux enjeux sécuritaires.
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