Le Burkina Faso poursuit son offensive contre les réseaux de fraude dans le secteur aurifère. La Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAFburki) a annoncé avoir traité 93 dossiers liés à la commercialisation illégale de l’or entre 2023 et 2026, avec à la clé d’importantes saisies et des sanctions financières record.
Selon les chiffres présentés à Bobo-Dioulasso lors d’un atelier de sensibilisation destiné à près de 700 stagiaires Officiers de police judiciaire (OPJ), les opérations menées ont permis la récupération de plus de 10 milliards de francs CFA d’amendes ainsi que la saisie de 78,08 kilogrammes d’or.
Les autorités ont également procédé au démantèlement de 25 bureaux clandestins spécialisés dans l’achat et la vente illégale d’or sur le territoire national.
Organisé les 29 et 30 mai 2026 au Centre national de qualification des sous-officiers de la gendarmerie (CNQSOG), cet atelier visait à renforcer les capacités des futurs OPJ dans la lutte contre les crimes économiques liés au secteur minier.
Au cours des échanges, les responsables de la Brigade ont alerté sur les conséquences de la fraude aurifère et des flux financiers illicites qui privent l’État de ressources importantes tout en alimentant des réseaux criminels.
« La protection des ressources minières nationales passe nécessairement par une meilleure collaboration entre les forces de défense, les autorités judiciaires et les acteurs du secteur », ont insisté les responsables de la BNAF.
Ils ont rappelé que les Officiers de police judiciaire jouent un rôle déterminant dans l’identification des réseaux frauduleux, les investigations et les procédures de répression.
Dans un contexte où l’or demeure l’un des principaux piliers de l’économie burkinabè, les autorités affichent leur volonté de renforcer le contrôle du secteur et de lutter plus efficacement contre les trafics et les circuits clandestins.
Lfl








