La ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a réaffirmé la nécessité de transformer en profondeur l’administration ivoirienne afin de la rendre plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers les besoins des citoyens.
Elle a lancé cet appel mercredi 24 juin 2026, lors d’un panel consacré aux défis de la gouvernance inclusive du service public, organisé au Palais de la Culture de Treichville dans le cadre des Journées nationales du service public (JNSP 2026).
Devant les participants, la ministre d’État a souligné que la modernisation de l’administration ne saurait être réduite à une simple ambition théorique. Selon elle, la fonction publique doit engager une véritable mutation fondée sur l’innovation, l’écoute des usagers et l’amélioration continue de ses performances.
« La fonction publique doit se réinventer », a-t-elle déclaré, estimant que cette transformation nécessite une remise en question des pratiques existantes ainsi qu’un engagement collectif en faveur du changement.
Pour Anne Ouloto-Lamizana, cette dynamique s’inscrit dans la vision de développement portée par les autorités ivoiriennes, qui vise à bâtir une administration moderne capable d’accompagner efficacement la marche du pays vers l’émergence.
Elle a indiqué que cette évolution passe notamment par la formation d’un « fonctionnaire nouveau », doté de compétences adaptées aux réalités actuelles et animé par une culture du résultat et du service au citoyen.
Reconnaissant que certaines méthodes de gestion héritées du passé subsistent encore dans l’administration, la ministre a estimé qu’il était devenu indispensable d’opérer un changement de paradigme afin d’améliorer durablement la qualité du service public.
Au cœur de cette réforme, l’usager occupe une place centrale. La ministre d’État a rappelé que les citoyens doivent être considérés comme les principaux bénéficiaires de l’action administrative et que leurs attentes doivent guider les efforts de modernisation.
Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans les rapports entre l’administration et les populations, notamment en matière d’information publique et de tarification des services administratifs.
Selon elle, chaque citoyen doit pouvoir connaître avec précision les coûts des prestations qui lui sont fournies et être assuré qu’aucun montant supplémentaire ne lui sera exigé en dehors des tarifs officiellement établis.
Les discussions ont réuni plusieurs personnalités et experts issus de différents secteurs, parmi lesquels Chantale Ehouman Angoua, conseillère technique au ministère du Commerce, Lucien Kouakou, secrétaire permanent de l’Observatoire du service public, Abdoulaye Sanogo d’ERANOVE-CI et l’expert international Dr Kouamé Christophe.
À travers cette rencontre, les participants ont partagé leurs réflexions sur les moyens de construire une administration plus proche des citoyens, fondée sur l’équité, la transparence et la participation de l’ensemble des acteurs de la société.
Roland Yobouet






