L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) poursuit ses actions en faveur d’une gouvernance plus performante des marchés publics. Depuis le mardi 30 juin 2026, elle réunit à Grand-Bassam des responsables des services des marchés, des acquisitions et des achats des Établissements publics nationaux (EPN), des sociétés d’État et des collectivités territoriales autour d’un séminaire consacré à l’élaboration des critères d’évaluation et aux techniques d’analyse des offres.
Prévue jusqu’au 4 juillet, cette session de formation vise à améliorer les pratiques des acteurs de la commande publique afin de garantir des procédures plus transparentes, plus équitables et plus efficaces.
Mieux élaborer les critères pour réduire les litiges
À l’ouverture des travaux, la présidente de l’ARCOP, Bamba Massanfi épouse Diomandé, a rappelé que les missions d’audit et les recours examinés par l’institution révèlent régulièrement des insuffisances dans la définition des critères d’évaluation des offres.
Selon elle, ces faiblesses sont souvent à l’origine des contestations, des annulations de procédures et des retards dans l’exécution des projets publics.
« Les critères d’évaluation ne doivent pas être perçus comme de simples formalités administratives ou des modèles standardisés. Ils représentent un véritable outil stratégique permettant d’assurer une concurrence loyale, une sélection impartiale des entreprises et une gestion optimale des ressources publiques », a-t-elle souligné.
Promouvoir des évaluations objectives
La présidente de l’ARCOP a insisté sur l’importance de concevoir des critères précis, vérifiables et exempts de toute discrimination.
Elle a invité les responsables de la commande publique à faire preuve de rigueur à toutes les étapes du processus, depuis la préparation des dossiers d’appel d’offres jusqu’à l’évaluation finale des soumissions.
Selon elle, chaque note attribuée à un candidat doit pouvoir être objectivement justifiée, aussi bien devant les instances de recours que lors des contrôles effectués par les organes d’audit.
Une telle démarche contribue, a-t-elle indiqué, à renforcer la confiance des opérateurs économiques dans le système de la commande publique et à consolider les principes de transparence et d’égalité de traitement.
Des capacités renforcées pour une meilleure gouvernance
Durant cette formation, les participants approfondiront plusieurs thématiques, notamment la définition des critères de notation, la distinction entre les critères d’éligibilité et les critères d’évaluation, ainsi que les méthodes d’analyse permettant de limiter toute appréciation subjective.
L’ARCOP souhaite ainsi harmoniser les pratiques au sein des administrations publiques et améliorer la qualité des décisions prises lors de l’attribution des marchés.
La commande publique, un moteur du développement
Pour Bamba Massanfi épouse Diomandé, la qualité de la commande publique constitue un enjeu majeur pour le développement du pays.
Elle a rappelé que des marchés attribués dans des conditions transparentes permettent d’accélérer la réalisation des infrastructures, de sécuriser les investissements publics et de renforcer la confiance entre l’État, les entreprises et les citoyens.
À l’inverse, des procédures entachées d’irrégularités peuvent ralentir la mise en œuvre des projets, générer des surcoûts et compromettre la satisfaction des besoins des populations.
En organisant ce séminaire, l’ARCOP entend consolider la professionnalisation des acteurs de la commande publique et promouvoir des pratiques conformes aux exigences de bonne gouvernance. L’objectif est de faire des critères d’évaluation un véritable instrument de transparence, d’efficacité et de performance au service du développement de la Côte d’Ivoire.









