Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a officiellement lancé, lundi 6 juillet 2026 à Abidjan, un projet de renforcement des capacités de gestion des frontières et de la résilience des communautés dans le nord de la Côte d’Ivoire. Cette initiative est financée par le gouvernement du Japon et mise en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sur une période de douze mois.
La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, David Preux, et de l’ambassadeur du Japon, Gomakubo Junji.
Le projet vise à renforcer la surveillance des frontières, améliorer la gestion des flux migratoires et accroître la capacité des communautés frontalières à faire face aux menaces sécuritaires, dans un contexte régional marqué par des défis croissants.
Selon Vagondo Diomandé, cette action s’inscrit dans la politique du gouvernement ivoirien visant à consolider la sécurité nationale, renforcer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire et moderniser les mécanismes de gestion des migrations.
La cérémonie a également été l’occasion de faire le point sur la phase pilote du Système d’information et d’analyse des données sur la migration (MIDAS), expérimenté au poste frontalier de Kalamon.
Le ministre a indiqué que cette plateforme a permis d’améliorer l’identification des voyageurs, de renforcer le contrôle des déplacements transfrontaliers, de détecter des documents de voyage frauduleux, d’affiner l’analyse des risques et de favoriser une meilleure coordination entre les différents services intervenant aux frontières.
À l’issue de la cérémonie, Vagondo Diomandé a salué le soutien du Japon et de l’OIM, estimant que ce partenariat contribuera à renforcer durablement les capacités opérationnelles de la Côte d’Ivoire en matière de gestion des frontières, de sécurité et de gouvernance migratoire.
Roland Yobouet







