Les douze diplomates et agents consulaires burkinabè en poste à Paris ont regagné Ouagadougou après la fermeture de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso en France. Reçus par le ministre des Affaires étrangères, ils ont assuré être rentrés « en toute dignité », démentant les informations faisant état de demandes d’asile auprès des autorités françaises.
Les autorités burkinabè ont officiellement accueilli, lundi à Ouagadougou, les douze diplomates et agents consulaires rappelés de Paris à la suite de la fermeture de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso en France.
La délégation a été reçue par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, lors d’une cérémonie marquant une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la rupture des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Paris.
À cette occasion, l’ancien chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina Faso en France, Jean Marie Bakouan, a remis au chef de la diplomatie burkinabè le drapeau national qui flottait sur la chancellerie ainsi que les clés des bâtiments diplomatiques. Un geste hautement symbolique qui matérialise la fermeture effective de la représentation burkinabè à Paris.
Une mission achevée « en toute dignité »
Prenant la parole, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a salué le professionnalisme des diplomates, soulignant qu’ils avaient mené à bien les opérations de fermeture de la mission dans des délais jugés satisfaisants.
Selon lui, cette étape s’inscrit dans le processus administratif engagé après la décision des autorités burkinabè, annoncée le 26 juin, de mettre fin aux relations diplomatiques avec la France.
Jean Marie Bakouan a, pour sa part, assuré que l’ensemble des formalités avait été accompli dans le respect des procédures. Il a également précisé que les organisations internationales ainsi que les États relevant de la juridiction diplomatique de Paris avaient été officiellement informés de cette évolution.
Un démenti face aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux
L’ancien chargé d’affaires a profité de cette rencontre pour répondre aux rumeurs relayées sur les réseaux sociaux selon lesquelles certains diplomates burkinabè auraient demandé l’asile politique en France.
Il a catégoriquement rejeté ces informations.
« Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux », a-t-il déclaré, affirmant que toute l’équipe était revenue au Burkina Faso dans le respect des instructions reçues.
Il a ajouté que les diplomates étaient « fiers d’avoir exécuté une décision souveraine » prise par les autorités de leur pays.
Les services consulaires se poursuivent pour les Burkinabè de France
De son côté, l’ancien consul général à Paris, Éric Zoungrana, a assuré que des dispositions transitoires avaient été arrêtées avec le Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur afin de limiter les conséquences de cette fermeture pour les ressortissants burkinabè établis en France.
Ces mesures permettront notamment d’assurer la remise des passeports déjà produits ainsi que le suivi de certains dossiers administratifs en attente.
La fermeture de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso à Paris marque une nouvelle phase dans les relations entre Ouagadougou et Paris, après la décision des autorités burkinabè de rompre officiellement leurs relations diplomatiques avec la France.
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