Le coup d’envoi de l’édition 2026 de l’Open d’échecs d’Abidjan: « Etre nous, qui est qui? », a été donné, le samedi 18 juillet 2026, au Novotel Marcory. Pendant deux jours, 60 joueurs s’affrontent dans une compétition ouverte à tous, avec l’ambition de promouvoir un sport encore peu médiatisé en Côte d’Ivoire et d’encourager la relève.
Les passionnés du jeu d’échecs sont en compétition ce week-end à Abidjan à l’occasion de la première édition de l’Open d’échecs, une initiative portée par Essor Echecs Association(3EA), une association engagée depuis 2012 dans la promotion de cette discipline auprès des jeunes et en milieu scolaire.
Organisé au Novotel Marcory, le tournoi réunit 60 participants, sans distinction d’âge ou de niveau. Selon les organisateurs, cette formule ouverte vise à démocratiser une discipline qui, malgré ses nombreuses vertus éducatives, peine encore à trouver sa place dans le paysage sportif ivoirien.


« Notre objectif est de faire connaître davantage le jeu d’échecs. C’est un sport qui développe l’intelligence, la réflexion et la discipline, mais qui reste encore méconnu du grand public », a expliqué Komenan Charles, président de 3EA, l’association initiatrice de la compétition.
Au-delà de l’aspect compétitif, les promoteurs souhaitent sensibiliser les parents aux bénéfices des échecs sur le développement cognitif des enfants. Ils rappellent que cette discipline favorise la concentration, la mémoire, la capacité d’analyse et la prise de décision, tout en pouvant être pratiquée à tout âge.
Parmi les compétiteurs figure Degondo Simplice-Armel, l’un des joueurs ivoiriens les plus expérimentés, fort de plus de vingt ans de carrière et de plusieurs participations aux compétitions internationales sous les couleurs de la Côte d’Ivoire.
Le champion s’est réjoui de l’organisation de cette première édition, saluant un tournoi « bien organisé » dans un cadre qu’il juge propice à la pratique des échecs.

Toutefois, il estime que le développement de cette discipline passe par un engagement plus important des pouvoirs publics. « À l’international, notamment en Europe, les échecs sont une véritable profession. En Afrique, ils demeurent encore au stade amateur. Les fédérations ont besoin d’être davantage soutenues pour vulgariser ce sport », a-t-il plaidé.
Le tournoi se dispute en sept rounds, dont quatre programmés ce samedi et trois le dimanche. Les cinq premiers au classement recevront des trophées, des médailles ainsi que des récompenses financières.
Malgré les difficultés de financement et le manque de sponsors, les organisateurs restent optimistes. Ils annoncent déjà l’organisation d’un nouveau tournoi avant la fin de l’année 2026, avec l’ambition de faire de l’Open d’Abidjan un rendez-vous trimestriel à partir de 2027.
À travers cette initiative, les promoteurs espèrent contribuer à faire émerger une nouvelle génération de joueurs et inscrire durablement le jeu d’échecs parmi les disciplines sportives les plus pratiquées en Côte d’Ivoire.
Dina Light








