Le Mouvement africain pour la pharmacopée africaine (MAPA), en collaboration avec le réseau Zézépagnon, a officiellement inauguré son siège, le mercredi 14 juillet 2026, à Cocody Vallon, à Abidjan. Cette nouvelle infrastructure ambitionne de devenir un pôle de référence pour la promotion de la médecine traditionnelle africaine, la recherche scientifique et la formation autour des plantes médicinales.
La cérémonie a réuni des responsables du mouvement, des chercheurs, des praticiens de la médecine traditionnelle ainsi que des partenaires venus de plusieurs pays africains. L’événement a également été marqué par des témoignages saluant la vision du fondateur du MAPA, Pr Alain Tagro Kalou, engagé depuis plusieurs années dans la valorisation des savoirs thérapeutiques africains.
Au nom de la Présidence du Sénégal, une représentante a qualifié cette initiative d’« exceptionnelle », estimant qu’elle contribue à faire émerger des réponses africaines aux défis sanitaires du continent. Elle a salué le leadership du professeur Alain Tagro Kalou et son engagement en faveur de la reconnaissance de la pharmacopée africaine.
Selon les responsables du mouvement, le nouveau siège servira de centre de coordination des activités du MAPA et de Zézépagnon. Il accueillera des sessions de formation, des conférences scientifiques, des rencontres avec les partenaires ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées au grand public. L’objectif est également de renforcer l’encadrement des membres et de favoriser les échanges entre chercheurs, praticiens et utilisateurs de la médecine traditionnelle.
Prenant la parole, Pr Alain Tagro Kalou a insisté sur la nécessité de rapprocher les connaissances ancestrales de la recherche moderne. Il a expliqué que cette plateforme permettra de développer la phytochimie, de mieux maîtriser les procédés de fabrication des remèdes issus des plantes et de promouvoir une médecine traditionnelle fondée sur des approches scientifiques.
La représentante du MAPA pour l’Afrique de l’Ouest et le Sénégal, Fatou Thiam, a, pour sa part, souligné que « l’avenir de la santé en Afrique passe aussi par la valorisation responsable de nos ressources naturelles et de nos connaissances traditionnelles ».
Avec cette implantation à Abidjan, le MAPA entend renforcer son maillage en Côte d’Ivoire et accélérer son expansion dans plusieurs pays africains afin de contribuer au développement d’une pharmacopée africaine mieux structurée, reconnue et intégrée aux politiques de santé du continent.
Dina Light







