La Direction générale des affaires maritimes (DGAM) a engagé une nouvelle étape dans la modernisation de son administration. Un atelier de renforcement des capacités consacré à la mise en place d’un dispositif de contrôle interne s’est ouvert lundi 24 août 2026 à Abidjan-Cocody.
Prévue jusqu’au 12 octobre 2026, cette formation-action doit permettre aux agents de mieux anticiper les risques, d’améliorer l’organisation des services et de renforcer la transparence dans la gestion des activités maritimes.
Organisée en deux modules, la formation portera notamment sur l’élaboration d’une cartographie des risques, la formalisation des procédures de travail et la création d’un système de pilotage du contrôle interne adapté aux réalités des différents services de la DGAM.
À l’ouverture des travaux, le directeur général des Affaires maritimes, le colonel-major Julien Yao Kouassi, a insisté sur la vocation protectrice de cet outil.
« Le contrôle interne n’est pas un outil de surveillance, ni un flicage de vos activités. C’est un bouclier pour les gestionnaires », a-t-il expliqué, soulignant que des procédures écrites et clairement définies permettent de limiter les erreurs et de renforcer la sécurité juridique des agents.
Pour le responsable, la maîtrise des risques représente également un enjeu de performance. Elle doit contribuer à sécuriser les recettes, renforcer l’efficacité des contrôles et permettre à l’administration de respecter ses engagements internationaux, notamment auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI).
Une formation tournée vers l’action
Le colonel-major Julien Yao Kouassi a insisté sur le caractère pratique de l’initiative. « Ce séminaire n’est pas une simple séance théorique de plus. C’est une formation-action », a-t-il indiqué.
Les agents devront ainsi travailler directement sur les vulnérabilités de leurs services afin de construire progressivement les outils nécessaires au futur dispositif de contrôle interne.
De son côté, Soro Benjamin, directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministère des Transports et des Affaires maritimes, a présenté cette formation comme une étape importante dans la recherche de performance, de compétitivité et de transparence.
Il a annoncé qu’elle devrait aboutir à une cartographie claire des risques, à des procédures adaptées aux différents services et à une feuille de route opérationnelle assortie d’un calendrier d’exécution.
Appelant les participants à faire preuve d’assiduité et d’engagement, il les a invités à s’approprier pleinement les connaissances dispensées.
À travers cette démarche, la DGAM entend construire une administration maritime plus résiliente, transparente et moderne, capable de mieux maîtriser ses risques, sécuriser ses ressources et améliorer durablement son efficacité.
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