Des experts du Burkina Faso et du Mali se sont réunis lundi 24 août 2026 à Bamako pour examiner l’état d’avancement de la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette revue à mi-parcours a permis de mettre en évidence plusieurs progrès, tout en soulignant les défis liés au financement et à la coordination des projets communs.
Les travaux ont été coprésidés par l’ambassadeur Moustapha Traoré, secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères, et Bassolma Bazié, président de la Commission nationale AES du Burkina Faso.
L’objectif était notamment d’harmoniser les données disponibles, d’évaluer les actions déjà engagées et de proposer des ajustements pour les prochains mois de la présidence burkinabè de la Confédération.
Des avancées dans la construction de l’AES
Les participants ont relevé des progrès dans plusieurs domaines, notamment la coordination des forces de défense et de sécurité, l’intégration des politiques socio-économiques et l’harmonisation des positions diplomatiques.
La Confédération a également poursuivi la mise en place de ses institutions communes. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) a ainsi été lancée avec un capital initial annoncé de 500 milliards de francs CFA. Une Force unifiée dispose également d’un état-major à Niamey.
Sur le plan politique, le Parlement confédéral, composé de 45 députés, a été installé à Niamey le 24 août.
Accélérer la mise en œuvre
Malgré ces acquis, les experts ont insisté sur la nécessité de mieux chiffrer et financer les actions prévues dans la feuille de route. Une meilleure coordination entre les ministères et les structures nationales apparaît également indispensable pour accélérer l’exécution des projets.
La libre circulation des personnes et des biens reste un autre chantier prioritaire. Des mesures sont notamment envisagées concernant les cartes nationales d’identité biométriques de l’AES, les contrôles aux frontières et les obligations des compagnies de transport.
Créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’AES dispose désormais d’une architecture institutionnelle de plus en plus structurée. Le principal défi de l’An II sera désormais de transformer cette construction institutionnelle en réalisations concrètes et mesurables, capables d’améliorer les conditions de vie des populations des trois pays.
Lfl








