Les autorités burkinabè passent à l’offensive contre les augmentations non autorisées des tarifs de transport. Dix-sept sociétés de transport routier de voyageurs ont été sanctionnées financièrement pour avoir relevé unilatéralement leurs prix, selon un arrêté consulté par Lefrontliberal.
Les entreprises concernées auraient appliqué ces hausses à partir du 22 août 2026, sans autorisation préalable et en violation de la réglementation en vigueur. Les pénalités infligées vont de 1,05 million à 26,25 millions de FCFA, en fonction notamment des montants supplémentaires encaissés.
Les sociétés sanctionnées disposent d’un délai de 72 heures à compter du 31 août pour régler les pénalités auprès du Trésor public. Tout retard entraînera une majoration de 10 % par jour.
Retour obligatoire aux anciens tarifs
En plus des sanctions financières, les transporteurs concernés sont sommés de revenir immédiatement aux tarifs appliqués avant le 21 août 2026.
Le gouvernement prévient que tout refus d’exécuter cette mesure pourra entraîner une suspension de l’activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national.
La sanction pourrait également devenir plus lourde pour les entreprises qui ne s’acquitteraient pas de leur pénalité. Après un mois sans règlement, une suspension d’activité est prévue.
Le gouvernement veut protéger les usagers
Cette décision intervient dans un contexte où le coût des déplacements constitue une préoccupation majeure pour les populations, notamment celles qui empruntent régulièrement les liaisons interurbaines.
À travers cette offensive, les autorités burkinabè entendent mettre fin aux révisions tarifaires décidées unilatéralement par les transporteurs, renforcer le contrôle du secteur et préserver le pouvoir d’achat des usagers.
La mise en œuvre de l’arrêté revient aux administrations compétentes des ministères chargés notamment de la Mobilité, de l’Administration territoriale ainsi que de l’Économie et des Finances.
Le message du gouvernement est désormais clair : toute hausse des tarifs de transport doit respecter le cadre réglementaire en vigueur.
Lfl









