Transition bas carbone : l’UE pourrait accorder un an de plus à la Côte d’Ivoire

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Jusqu’en juin 2027. C’est l’échéance envisagée pour prolonger le projet Transition Bas Carbone (TBC), dont l’Union européenne assure le financement et qu’Expertise France met en œuvre aux côtés du ministère ivoirien de l’Environnement. Une ultime prolongation destinée à transformer les acquis du projet en dispositifs durables de l’État.

La perspective a été annoncée mercredi 2 septembre 2026 à Abidjan, lors de la sixième réunion du comité de pilotage du TBC. Les discussions entre Expertise France et la délégation de l’Union européenne sont toujours en cours, mais cette nouvelle période devrait constituer, selon le représentant de l’UE Jean Douzo, la « phase finale, unique et décisive » de l’appui financier européen.

L’objectif ne sera donc plus seulement de poursuivre les activités, mais de pérenniser les outils et compétences déjà développés depuis 2023.

Au cœur de cette dernière étape : l’achèvement du Système national de transparence climatique (SNTC), la finalisation des activités en cours et le transfert des compétences aux administrations ivoiriennes.

Pour Claire Lautier, directrice pays d’Expertise France en Côte d’Ivoire, la transition bas carbone doit dépasser le cadre d’un programme temporaire. « Elle constitue un chantier de long terme », a-t-elle insisté.

En trois ans, le projet a notamment accompagné la loi climatique adoptée en 2025 et la révision de la CDN3, qui fixe à 33,07 % la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035.

Le TBC a également contribué à la préparation du BTR2, renforcé les capacités des acteurs non étatiques et mobilisé plus d’un million d’euros grâce à la Facilité Bas Carbone pour financer des projets liés à la mise en œuvre de la CDN.

Alors que se dessine la dernière ligne droite du projet, le président du comité de pilotage, Alex Mayeul Lagaud, appelle à maintenir l’alignement avec les priorités nationales.

Après trois années d’appui, le véritable défi commence : faire en sorte que la transition bas carbone survive au projet qui l’a accompagnée.

Lfl

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