La deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES) s’est ouverte le mardi 8 septembre 2026, à Ouagadougou avec un message qui dépasse largement le cadre sportif : faire de la jeunesse un instrument de rapprochement entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Le Palais des Sports de Ouaga 2000 a accueilli la cérémonie d’ouverture de cette deuxième édition, placée sous le signe de l’unité et de la fraternité entre les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Présidée par Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du Peuple, représentant le capitaine Ibrahim Traoré, cette cérémonie a donné une dimension politique et symbolique particulière à la compétition.
Dans un message lu par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum Zingué/Ouattara, le président burkinabè a présenté les JAES comme un espace destiné à rapprocher les jeunesses des trois pays.
« Qu’un athlète burkinabè gagne, qu’un athlète malien gagne ou qu’un athlète nigérien gagne, c’est notre jeunesse commune qui gagne », a-t-il déclaré.
Le sport comme outil de rapprochement
Au-delà des performances sportives, les JAES apparaissent ainsi comme l’un des instruments de construction d’une identité commune entre les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Dans un contexte où les trois États cherchent à renforcer leur coopération dans plusieurs secteurs, la jeunesse représente un enjeu stratégique. Le sport offre, à cet égard, un espace de rencontre particulièrement visible, permettant de mettre en avant les liens entre les peuples plutôt que leurs seules différences nationales.
Le président de l’Assemblée législative du Peuple a appelé les athlètes à faire preuve de discipline et de respect, en acceptant aussi bien la victoire avec humilité que la défaite avec dignité.
Une dynamique qui dépasse les terrains
La portée des JAES devrait également se prolonger au-delà de la compétition. Les autorités annoncent d’autres initiatives communes, notamment dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat.
Cette orientation traduit la volonté de donner à la coopération entre les trois pays une dimension plus large, en plaçant les préoccupations de la jeunesse au centre des politiques communes.
Pour la ministre des Sports, l’objectif est précisément de faire de cette édition un moment de consolidation des liens entre les peuples et de renforcer le sentiment d’appartenance à une jeunesse sahélienne partageant des défis et des ambitions.
En déclarant officiellement ouverts les Jeux avec le mot d’ordre « Que le sport unisse nos peuples ! », les organisateurs ont ainsi résumé l’ambition affichée : faire du sport non seulement un espace de compétition, mais également un vecteur de fraternité et de rapprochement au sein de l’AES.
Roland Yobouet









