La profession d’expert-comptable connaît une transformation qui oblige sa nouvelle génération à repenser ses pratiques, ses compétences et même son organisation. C’est dans ce contexte que le Club des Jeunes Experts-comptables de Côte d’Ivoire a été officiellement lancé vendredi 11 septembre 2026 à Abidjan.
Porté par l’Ordre des Experts-comptables de Côte d’Ivoire, le club s’adresse aux professionnels inscrits depuis moins de cinq ans au tableau de l’Ordre. Son ambition dépasse la simple création d’un réseau professionnel : il s’agit de réduire l’isolement des jeunes confrères et de leur permettre de mieux aborder les premières années d’exercice.
Pour Yéo Cassagnon, président du club, la profession traverse une mutation « profonde, structurelle et sans précédent ». Transformation numérique, intelligence artificielle, nouvelles attentes des clients et exigences réglementaires redessinent progressivement le métier. Dans cet environnement, l’accès aux compétences et aux réseaux professionnels devient un facteur déterminant pour les jeunes cabinets.
Le club veut également agir sur la répartition des compétences. L’objectif affiché est d’encourager les jeunes experts-comptables à s’installer ou à développer leurs activités à l’intérieur du pays, où existent également des opportunités économiques.
Cette logique de mutualisation constitue l’un des principaux leviers du dispositif. Une plateforme permet déjà aux membres de partager certaines missions et de solliciter leurs confrères lorsqu’une prestation dépasse leurs capacités opérationnelles. Des rencontres avec les professionnels expérimentés et des activités de formation doivent compléter ce dispositif.
La présidente de l’Ordre, Pascale Guéi-Ecaré, considère cette initiative comme un investissement dans l’avenir de la profession. Elle appelle les jeunes experts-comptables à s’approprier le club et à en faire un outil collectif.
Créé en 2024, le club compte désormais plus de 115 membres. Sa réussite dépendra toutefois de sa capacité à transformer ce réseau en véritable communauté professionnelle : davantage de compétences, davantage de solidarité et, surtout, une présence plus équilibrée de la profession sur le territoire ivoirien.
Dina Light






