Une opération des Douanes à Rufisque met au jour un réseau présumé de détention et de blanchiment de « billets noirs », avec près de 195 millions de francs CFA de valeur nominale saisis.
La lutte contre le faux monnayage vient de connaître un nouveau développement au Sénégal. La Brigade maritime des Douanes de Rufisque a saisi 345 800 dollars en billets noirs, soit une contrevaleur annoncée de 194,642 millions de francs CFA, lors de deux opérations menées dans la grande banlieue de Dakar.
L’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement faisant état de l’existence d’un réseau présumé spécialisé dans la détention de billets destinés, selon les informations recueillies par les Douanes, à être « lavés » avant leur introduction dans le circuit des échanges.
Les agents ont alors mis en place un dispositif de surveillance, de filature puis d’interception. La première opération s’est déroulée le 10 septembre 2026 à Médina Thioub, dans la zone de Sangalkam. Elle a conduit à la saisie de 945 coupures de 100 dollars, représentant 94 500 dollars, et à l’interpellation de deux personnes.
Les investigations ont ensuite permis aux enquêteurs de remonter vers d’autres suspects. Deux nouvelles interpellations ont été réalisées, dont celle d’un individu présenté par les Douanes comme le présumé cerveau du réseau. À Pikine, celui-ci était en possession de 2 513 coupures de 100 dollars, soit 251 300 dollars.
Au total, les deux opérations ont donc permis de saisir 3 458 coupures de 100 dollars.
Au-delà du montant, l’affaire illustre la difficulté pour les services de contrôle de lutter contre des circuits financiers clandestins qui peuvent s’appuyer sur des réseaux organisés et des techniques de dissimulation.
Mais la saisie ne préjuge pas, à ce stade, des responsabilités individuelles. Les quatre personnes interpellées ont été remises au Parquet, qui devra déterminer les faits susceptibles d’être retenus contre chacune d’elles et préciser l’étendue du réseau présumé.
Pour les Douanes, cette opération constitue néanmoins un nouveau résultat dans la surveillance des mouvements susceptibles d’alimenter le faux monnayage et les circuits financiers illicites.
Lfl







