Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme intensifie sa stratégie de transformation digitale. Les 16 et 17 avril 2026, à Abidjan, des ateliers d’information ont été organisés pour accompagner les administrations publiques dans l’appropriation des nouveaux formats numériques du certificat de nationalité et du casier judiciaire.
Ces rencontres visaient en priorité les structures en charge des concours, des recrutements et des actes administratifs, souvent confrontées à des doutes sur la validité des documents issus de la plateforme e-justice.ci.
Car sur le terrain, un constat s’impose : malgré leur base légale, les actes numériques continuent parfois d’être rejetés, au détriment des usagers. Une situation jugée préoccupante par la cheffe de cabinet du garde des Sceaux, Elise Ouattara.
Elle a insisté sur un point crucial : la réforme ne peut produire ses effets que si tous les services publics reconnaissent pleinement ces documents. Un décret adopté le 18 juin 2025 a d’ailleurs acté l’équivalence juridique entre le certificat de nationalité numérique et le format papier traditionnel.
Au cœur des échanges : la maîtrise des outils de vérification. Le ministère alerte sur un double risque : refuser à tort des documents authentiques ou, à l’inverse, accepter des actes falsifiés par manque de contrôle.
La plateforme e-justice.ci marque pourtant une avancée majeure. Elle permet désormais aux citoyens d’effectuer leurs démarches entièrement en ligne, avec un délai réduit à 72 heures, contre plusieurs jours auparavant.
Déployée progressivement depuis janvier 2025, la solution connaît une montée en puissance. Après des tests concluants à Dabou et Yopougon, elle est aujourd’hui active dans 12 juridictions.
Dès le 20 avril 2026, 16 nouvelles juridictions viendront s’ajouter, portant le total à 28 sur l’ensemble du territoire. À terme, l’objectif est une couverture nationale complète.
À travers cette initiative, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme entend lever les dernières résistances et installer durablement une justice moderne, accessible et alignée sur les standards numériques.
Roland Yobouet









