Le Botswana a marqué de son empreinte les Relais mondiaux 2026 en remportant avec éclat la finale du 4×400 m masculin, dimanche 3 mai à Gaborone. Devant un stade en fusion, le relais national composé de Lee Eppie, Letsile Tebogo, Bayapo Ndori et Collen Kebinatshipi a signé une performance exceptionnelle en 2’54’’47, établissant un nouveau record du Botswana et confirmant sa place parmi les grandes nations émergentes de l’athlétisme mondial.
Portés par l’énergie du public local, les Botswanais ont livré une démonstration de puissance et de maîtrise face à une concurrence redoutable. L’Afrique du Sud a pris la deuxième place en 2’55’’07, tandis que l’Australie complète le podium en 2’55’’20, au terme d’une finale haletante disputée jusqu’aux derniers mètres.
La dernière transmission botswanaise a été décisive. Collen Kebinatshipi, impérial dans l’ultime relais, a résisté au retour du Sud-Africain Zakithi Nene et de l’Australien Aidan Murphy, offrant au Botswana une victoire historique sur ses terres.
Cette médaille d’or illustre l’ascension fulgurante du pays dans les disciplines de sprint, notamment grâce à l’émergence de figures comme Letsile Tebogo, désormais symbole du renouveau athlétique botswanais.
Le Portugal (2’59’’75) et le Zimbabwe (2’59’’79) ont complété le top 5, devant les Pays-Bas et la Belgique. Le Qatar, de son côté, a été disqualifié.
Au-delà du sacre, cette compétition constituait également une étape cruciale vers les Championnats du monde 2027. Les huit finalistes ont assuré leur qualification directe, tandis que le Sénégal s’est distingué lors des repêchages en remportant sa course en 3’01’’28 devant l’Espagne. Le Japon et le Brésil ont également validé leur ticket.
Avec plus de 700 athlètes représentant une quarantaine de pays, les Relais mondiaux de Gaborone ont offert au Botswana une vitrine planétaire. Et pour le pays hôte, ce triomphe à domicile dépasse le simple cadre sportif : il symbolise l’affirmation d’une nation désormais incontournable dans l’athlétisme international.
Lfl








