Le maire de Tiassalé, député et président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine, a été placé sous contrôle judiciaire ce vendredi 15 mai 2026, après sa comparution devant la doyenne des juges d’instruction du 8ᵉ cabinet au Palais de justice d’Abidjan-Plateau.
Selon plusieurs sources judiciaires, l’élu a été inculpé pour « diffusion de fausses nouvelles », « trouble à l’ordre public » et « émission d’expressions outrageantes », à l’issue de son audition en présence de son conseil.
Cette mesure judiciaire lui permet de retrouver son domicile, mais dans le respect de restrictions définies par l’autorité judiciaire, dans l’attente de la poursuite de la procédure.
Cette comparution s’inscrit dans une séquence politico-judiciaire particulièrement suivie, alors que le président de l’ADCI fait l’objet d’une attention croissante depuis plusieurs semaines.
Déjà entendu par les services de police dans le cadre de cette affaire, Assalé Tiémoko avait vu sa situation prendre une nouvelle dimension après son empêchement de voyager à l’étranger, épisode qui avait alimenté de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
L’inculpation du député-maire intervient dans un contexte où ses prises de parole publiques, son positionnement politique et ses ambitions affichées sur la scène nationale renforcent sa visibilité.
Ancien journaliste devenu figure politique, Assalé Tiémoko s’est progressivement imposé comme une voix singulière du débat public ivoirien, notamment à travers ses critiques et ses initiatives politiques.
Cette décision de justice ouvre désormais une nouvelle étape, à la fois judiciaire et politique, dont les développements seront particulièrement scrutés.
Alors que ses partisans appellent à la sérénité, cette affaire pourrait peser sur l’agenda politique du leader de l’ADCI, tout en relançant les discussions autour de la liberté d’expression, de la responsabilité publique et du climat politique en Côte d’Ivoire.
Roland Yobouet







