Le président béninois Romuald Wadagni a procédé dimanche à la formation de son premier gouvernement, quelques heures après son investiture officielle à Cotonou. Composé de 25 membres, le nouvel exécutif combine reconductions, technocrates et nouvelles personnalités appelées à piloter les priorités du nouveau mandat.
Publié par décret présidentiel, ce gouvernement intervient dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et économiques auxquels sont confrontés plusieurs pays ouest-africains.
Au sein de cette équipe gouvernementale, plusieurs ministres stratégiques conservent leurs postes, notamment Yvon Détchénou à la Justice et Véronique Tognifodé à la Famille et à l’Action sociale.
Le ministère de l’Économie et des Finances est confié à Aristide Médénou, tandis que Corinne Amori Brunet prend la tête de la diplomatie béninoise.
Dans le domaine sécuritaire, Djibril Mama Cissé Moussa hérite du portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité publique, alors que Gildas Agonkan est nommé ministre de la Défense nationale.
L’éducation et la formation occupent également une place importante dans cette nouvelle équipe gouvernementale avec les nominations de Sèdami Mèdégan Fagla, Clément Kouchadé et Armand Kouyéma Natta.
Le gouvernement comprend aussi plusieurs ministères orientés vers la modernisation économique, notamment la Transformation digitale, l’Innovation, les PME, l’Énergie et les Infrastructures.
Dans son discours d’investiture, Romuald Wadagni a affiché sa volonté de poursuivre le développement du Bénin tout en renforçant la stabilité et la coopération régionale. Le chef de l’État a notamment promis de maintenir une ligne ferme face à la menace terroriste qui touche plusieurs pays voisins.
« Le Bénin ne cédera ni à la peur ni au relâchement », a-t-il affirmé.
Ce premier gouvernement est désormais attendu sur plusieurs chantiers majeurs, notamment l’emploi des jeunes, la sécurité, la transformation économique et l’amélioration des services publics.
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