Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont engagé à Ouagadougou une réflexion stratégique visant à accélérer leur industrialisation commune et à dynamiser les échanges commerciaux intra-confédéraux.
Ouverts par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les travaux réunissent ministres et acteurs économiques autour d’une ambition partagée : transformer les économies sahéliennes en réduisant la dépendance aux exportations de matières premières brutes et en renforçant la production locale.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des travaux techniques tenus les 13 et 14 juin, au cours desquels les experts ont évalué la mise en œuvre des recommandations précédentes et proposé de nouvelles pistes pour stimuler la croissance et faciliter la circulation des biens entre les trois pays.
Trois priorités structurent les échanges. La première est l’industrialisation endogène, centrée sur la transformation locale des ressources naturelles afin de créer davantage de valeur ajoutée. La deuxième concerne la fluidification du commerce intra-AES, encore limité malgré le potentiel économique de la zone. La troisième porte sur l’harmonisation des cadres juridiques et réglementaires pour renforcer la compétitivité des entreprises locales et protéger les marchés régionaux.
Les discussions mettent en lumière les atouts économiques complémentaires des trois États. Le Burkina Faso et le Mali figurent parmi les principaux producteurs d’or de la région, tandis que le Niger dispose de ressources stratégiques comme l’uranium et le pétrole. Toutefois, les participants ont relevé que la faible transformation industrielle limite encore l’impact de ces richesses sur le développement économique.
Le secteur agricole, principal pourvoyeur d’emplois dans l’espace sahélien, reste également peu industrialisé, ce qui freine la constitution de chaînes de valeur régionales solides et compétitives.
Dans ce contexte, les autorités de l’AES estiment que l’accélération de l’intégration économique, le développement des infrastructures et le renforcement des capacités industrielles constituent des leviers essentiels pour bâtir une économie plus autonome et résiliente.
Clôturant les échanges, les représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont réaffirmé leur engagement commun en faveur d’une économie de production et d’une intégration économique renforcée au service du développement de la Confédération sahélienne.
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