Le Front populaire ivoirien (FPI) hausse le ton après les récentes opérations de déguerpissement menées à Vridi 3 et à Koumassi. Dans une déclaration rendue publique, le parti d’opposition dénonce une gestion qu’il juge « brutale » de ces opérations et interpelle les autorités sur leurs responsabilités face à la détresse des populations touchées.
Le FPI revient notamment sur la démolition du quartier Zimbabwe à Vridi 3, qui a entraîné le déplacement de plusieurs milliers d’habitants. Selon le parti, cette opération, justifiée par les autorités au nom de la prévention des risques d’inondation, aurait été conduite sans mesures suffisantes d’accompagnement social pour les familles concernées.
L’opposition s’attarde également sur le cas de la cité Houphouët-Boigny, dite « Campement », à Koumassi, où des habitations ont été détruites dans le cadre d’une opération menée par un opérateur privé avec l’appui des forces de sécurité. Le FPI souligne que le démenti du Procureur de la République concernant l’existence d’une décision judiciaire autorisant ces démolitions soulève de sérieuses interrogations sur la régularité de la procédure.
Estimant que ces événements révèlent une « faillite institutionnelle », le parti présidé par Pascal Affi N’Guessan demande l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités administratives et judiciaires dans ces dossiers.
Le FPI réclame également la mise en place d’un programme d’urgence pour la prise en charge et la relocalisation des sinistrés, ainsi qu’une indemnisation des personnes ayant perdu leurs logements et leurs biens.
Enfin, le parti appelle le gouvernement à faire toute la transparence sur les questions foncières liées aux terrains concernés, estimant que les populations ont droit à des explications claires dans une affaire qui continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Roland Yobouet








