Vingt-deux personnes ont perdu la vie vendredi matin du 7 août dans une collision frontale entre deux bus à Doukou Doukou, dans le département de Madaoua, au Niger. Parmi les victimes figurent 17 militaires, a annoncé samedi le ministère des Transports et de l’Aviation civile.
L’accident s’est produit aux environs de 8 heures, à la sortie de Doukou Doukou, à quelques kilomètres du village de Rezi. Deux bus de transport sont impliqués dans la collision : l’un appartenant à la société STM, qui venait de Madaoua, et l’autre exploité par SONITRAV, en provenance de Zinder.
Selon les autorités, le bus de SONITRAV transportait principalement des militaires qui achevaient leur formation. Le bilan provisoire communiqué par le ministère fait également état de 37 blessés.
Des contrôles annoncés dans les compagnies concernées
Après le drame, le ministre des Transports et de l’Aviation civile a présenté ses condoléances aux familles des victimes, au nom du président de la République, du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et du gouvernement. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux personnes blessées.
Le ministère a rappelé aux compagnies de transport leurs obligations en matière de sécurité des passagers. Celles-ci doivent notamment veiller au bon état technique de leurs véhicules, respecter les règles de conduite et de repos des chauffeurs et se conformer aux normes de sécurité routière.
Une réunion doit être organisée prochainement avec le ministère de tutelle afin d’examiner les circonstances de l’accident et d’identifier les mesures nécessaires pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Dans cette perspective, les sociétés STM et SONITRAV seront convoquées dès lundi par le ministère des Transports et de l’Aviation civile. Les autorités ont annoncé que les éventuelles responsabilités seront examinées et que les sanctions prévues par la réglementation en vigueur pourront être appliquées.
L’accident de Doukou Doukou relance ainsi les préoccupations liées à la sécurité du transport routier au Niger, alors que les autorités entendent renforcer les contrôles et le respect des obligations imposées aux compagnies de transport.
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