À l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), la direction générale entend faire la distinction entre le droit des étudiants à contester un résultat et la mise en cause publique de l’institution. Pour Sanogo Habib, directeur général, un étudiant peut légitimement exprimer son mécontentement ou saisir une autorité compétente. En revanche, toute accusation mettant en cause le fonctionnement académique de l’établissement doit, selon lui, reposer sur des éléments permettant d’établir une irrégularité.
Derrière cette position se joue un enjeu plus large : celui de la crédibilité des diplômes délivrés par l’INJS. Pour la direction, préserver la réputation de l’établissement suppose de maintenir des exigences académiques suffisamment élevées pour garantir la qualité de la formation des futurs professionnels.
La démonstration s’est voulue concrète lors de la conférence de presse. Sanogo Habib a autorisé les journalistes présents à consulter certaines copies d’étudiants ajournés. Selon la direction, plusieurs de ces documents feraient apparaître des insuffisances importantes. Certaines copies, pour des épreuves prévues sur quatre heures, se seraient limitées aux nom et prénoms des candidats, voire à la reproduction du sujet, sans traitement réel des questions.
La direction s’appuie ainsi sur ces documents pour défendre l’idée que certains ajournements résultent directement du niveau des productions présentées aux évaluations.
Cette position ne remet pas en cause, selon l’INJS, le droit des étudiants à exercer des recours. Elle rappelle plutôt que l’évaluation doit rester fondée sur des critères académiques et des procédures établies.
Pour Sanogo Habib, un échec ne doit d’ailleurs pas être considéré comme une condamnation définitive. Il peut constituer une étape permettant à l’étudiant d’identifier ses lacunes, de renforcer sa préparation et de revenir avec de meilleures dispositions.
La direction assume donc une ligne fondée sur le mérite, la rigueur et la discipline. Elle appelle à la retenue dans les échanges, tout en prévenant qu’elle prendra, si nécessaire, les dispositions qu’elle jugera utiles pour défendre l’image et la réputation de l’INJS.
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