Des champs aux routes, jusqu’au cœur de certaines localités, la présence d’éléphants en divagation se multiplie dans plusieurs zones de Côte d’Ivoire. Face à cette recrudescence des conflits homme-faune, le ministère des Eaux et Forêts a lancé, dimanche 27 septembre 2026, une alerte nationale et appelé les populations à adopter des comportements stricts pour éviter de nouveaux accidents.
Les signalements récents concernent notamment Dassioko, dans le département de Sassandra, Glangoualé, dans le département de Sipilou, et Badikaha. Dans cette dernière localité, un jeune homme a été grièvement blessé lors d’une rencontre avec un éléphant, selon le ministère.
Le réflexe qui peut aggraver le danger
L’un des principaux messages des autorités concerne les tentatives improvisées pour éloigner les pachydermes. Cris, jets de pierres ou utilisation du feu peuvent provoquer une réaction de panique et augmenter le risque de charge.
Le ministère rappelle que l’éléphant est une espèce intégralement protégée et qu’il peut devenir particulièrement dangereux lorsqu’il se sent menacé, acculé ou lorsqu’il protège ses petits.
Cette situation impose donc de ne pas traiter la présence d’un éléphant comme une simple nuisance à repousser. Le comportement humain devient lui-même un facteur déterminant dans l’évolution de la confrontation.
La priorité : éviter le face-à-face
En cas de présence d’un éléphant, les autorités recommandent de conserver une distance de sécurité, de reculer lentement, sans chercher à approcher l’animal, à l’encercler ou à le provoquer.
Toute présence doit être signalée rapidement aux autorités locales ou au service des Eaux et Forêts le plus proche afin que les agents compétents prennent en charge l’intervention.
Les populations vivant à proximité des forêts classées et des aires protégées sont particulièrement appelées à la vigilance. Les agriculteurs, les enfants et les personnes circulant dans les zones concernées figurent parmi les publics à sensibiliser en priorité.
Une mobilisation locale demandée
Le ministère appelle également les autorités administratives, chefs traditionnels, leaders communautaires et religieux, enseignants ainsi que les radios de proximité à relayer les consignes.
L’enjeu est double : réduire les risques pour les populations tout en évitant que les interventions humaines ne mettent davantage en danger une espèce protégée. La situation rappelle surtout que la cohabitation avec la faune sauvage nécessite désormais des mécanismes d’alerte et de prévention suffisamment efficaces dans les zones régulièrement exposées.
Lfl







