La bataille politique ivoirienne se déplace sur le terrain de la dignité et du respect de la personne. Le mouvement Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), présidé par le maire de Tiassalé Assalé Tiémoko, a vivement réagi mercredi 7 octobre 2026 aux propos tenus la veille par Soumaïla Brédoumy, porte-parole du PDCI-RDA, lors d’une conférence de presse à Abidjan.
Au cœur de la controverse : une référence faite par le porte-parole du PDCI au malaise cardiaque subi par Assalé Tiémoko en avril 2026, alors qu’il était auditionné à la préfecture de police d’Abidjan. Cet épisode avait conduit à son transfert à l’Institut de cardiologie d’Abidjan.
Dans une mise au point, l’ADCI dénonce des propos qu’elle qualifie d’« ironiques et méprisants touchant à l’état de santé de son leader ». Le mouvement estime que cette allusion serait liée à des propos attribués à Assalé Tiémoko au sujet du président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam.
L’ADCI conteste les propos rapportés
La formation politique affirme que les propos prêtés à son président « n’ont jamais été tenus dans les termes que Soumaïla Bredoumy leur a prêtés » et qu’ils auraient, de surcroît, été sortis de leur contexte.
Pour l’ADCI, le débat politique ne peut justifier ce qu’elle considère comme une dérision portant sur la santé d’un adversaire.
« Les problèmes de santé relèvent de la sphère humaine et appellent la retenue plutôt que la dérision », soutient le mouvement.
Le débat politique sous tension
ADCI rappelle avoir défendu, sur les plateaux de télévision comme dans ses prises de position publiques, un principe de respect mutuel malgré les désaccords politiques.
Le mouvement demande ainsi à Soumaïla Brédoumy de « mesurer la portée de ses propos », estimant que la fonction de porte-parole d’un grand parti impose davantage de discernement.
Cette mise au point intervient dans un contexte où les deux formations cherchent par ailleurs à peser sur plusieurs débats nationaux, notamment celui de la réforme du système électoral. Le PDCI a récemment présenté ses orientations sur la future architecture de l’organe électoral.
Pour l’ADCI, les divergences politiques doivent cependant rester cantonnées au terrain des idées. Le mouvement réaffirme son attachement à un débat « vigoureux », mais respectueux des personnes.
La polémique entre les deux formations rappelle ainsi une limite que l’ADCI entend poser clairement : les désaccords politiques peuvent être frontaux, mais la santé d’un adversaire ne devrait pas devenir une arme de confrontation.
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