Le PDCI-RDA entend aborder les élections municipales, régionales et sénatoriales de 2028 avec une stratégie plus rigoureuse de désignation de ses candidats. Le secrétaire exécutif en chef du parti, Yapo Yapo Calice, veut boucler le processus au plus tard le 31 mars 2027 et annonce la fin des candidatures indépendantes pour les militants de sa formation.
À près de deux ans des prochaines élections locales, la direction du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) veut anticiper les batailles d’investiture qui ont parfois fragilisé ses rangs. Lors d’une rencontre avec les militants à Daoukro, dans la région de l’Iffou, le secrétaire exécutif en chef, Yapo Yapo Calice, a fixé un calendrier pour la préparation des scrutins de 2028.
« On doit avoir tout bouclé le 31 mars 2027 pour permettre aux candidats retenus de préparer leurs campagnes », a-t-il déclaré.
Cette échéance doit permettre au parti de régler ses arbitrages internes suffisamment tôt, afin que les candidats investis puissent se consacrer à la mobilisation électorale plutôt qu’aux querelles de désignation.
La fin des candidatures indépendantes annoncée
Le responsable du PDCI-RDA a clairement affiché sa volonté de mettre un terme aux candidatures indépendantes issues de sa propre formation.
« Nous ne voulons plus de candidatures indépendantes », a-t-il affirmé, évoquant les 35 candidatures indépendantes enregistrées lors des précédentes municipales selon son décompte. Il a souligné qu’aucun de ces candidats n’avait remporté de victoire.
Pour la direction, l’objectif est de préserver la cohésion du parti et d’éviter que les ambitions individuelles ne se traduisent par une dispersion des voix ou par des affrontements prolongés entre militants.
Yapo Yapo Calice a également insisté sur la centralisation du processus de sélection : « Tout va se passer ici. Le Haut Représentant va venir ici, on va s’enfermer et on va trouver le candidat. »
Un processus d’arbitrage pour 298 postes
Le calendrier concerne trois échéances majeures : 201 mairies, 31 conseils régionaux et 66 sièges électifs au Sénat, soit 298 postes à pourvoir.
Le secrétaire exécutif en chef a déploré le temps perdu lors des précédentes batailles d’investiture. « Pendant au moins un mois, on essaie de réconcilier les gens. Pendant ce temps, nos adversaires sont sur le terrain en train de battre campagne », a-t-il regretté.
En fixant une échéance à fin mars 2027, le PDCI-RDA cherche donc à réduire les divisions internes et à donner davantage de temps à ses candidats pour préparer le terrain.
L’enjeu dépasse la seule désignation des représentants locaux : pour le parti de Tidjane Thiam, la cohésion autour des investitures sera déterminante dans la reconquête de positions électorales et dans la préparation des échéances nationales à venir.
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