Les 12 et 13 janvier 2026, Bamako a accueilli une délégation de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (AES) du Burkina Faso, dans le cadre d’une mission de travail consacrée au renforcement de la coordination institutionnelle entre les États membres.
Conduite par son président, Bassolma Bazié, la délégation burkinabè est venue échanger avec les autorités maliennes sur le fonctionnement des organes confédéraux et l’harmonisation des pratiques entre commissions nationales. Cette démarche s’inscrit dans les orientations arrêtées par les chefs d’État de l’AES, qui appellent à une structuration accrue de l’action confédérale.
La mission a été reçue en audience par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, à la Primature. La rencontre, introduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a permis de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers de la Confédération et sur les mécanismes de coopération entre les structures nationales.
Au cours des échanges, la délégation burkinabè a salué les efforts déployés par le Mali dans l’organisation et l’opérationnalisation des organes confédéraux. Les discussions ont notamment porté sur la circulation de l’information, la coordination des initiatives nationales et la nécessité de disposer de cadres de travail communs afin d’assurer une mise en œuvre cohérente des décisions politiques prises au sommet.
Cette visite intervient dans un contexte particulier, marqué par la présidence en exercice de la Confédération confiée au Burkina Faso. À l’issue de la deuxième session de la Conférence des chefs d’État de l’AES, tenue à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, la présidence confédérale a été attribuée au président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, conformément au principe de rotation.
Les échanges avec les autorités maliennes ont également permis d’aborder les prochaines étapes du processus confédéral, en mettant l’accent sur le rôle central des commissions nationales dans la traduction concrète des orientations stratégiques arrêtées par les chefs d’État.
Pour Bamako comme pour Ouagadougou, ce dialogue institutionnel régulier apparaît comme un levier essentiel pour garantir la cohérence de l’action commune et accompagner le déploiement progressif de la Confédération des États du Sahel.
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