En Côte d’Ivoire, une réorganisation majeure des infrastructures vient d’être officialisée. Les ports et aéroports, jusqu’ici sous le ministère des Transports et des Affaires maritimes, passent désormais sous la tutelle du ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier, dirigé par Hien Sié, selon le décret n°2026-80 du 4 mars 2026.
Ports et aéroports sous une seule bannière
Cette décision concerne : le Port autonome d’Abidjan, le Port autonome de San Pedro, les aéroports d’Abidjan et de l’intérieur. Objectif : rationaliser la gestion de ces infrastructures stratégiques et renforcer leur développement dans un cadre unifié.
Un retour aux sources
Ce transfert marque en fait un retour à une organisation précédente. Sous Patrick Achi, les ports et aéroports relevaient déjà du ministère des Infrastructures économiques avant d’être transférés au ministère des Transports. Aujourd’hui, ils reviennent dans le giron d’Hien Sié, qui voit ainsi son ministère au cœur de la stratégie nationale.
Au-delà des ports et aéroports
Le ministère supervise également plusieurs structures essentielles : Laboratoire du bâtiment et des travaux publics, AGEROUTE, Fonds d’entretien routier, Société ivoirienne de gestion du patrimoine ferroviaire, SODEXAM.
Une réforme pour plus d’efficacité
Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du gouvernement Mambé II, visant à moderniser les infrastructures et à accélérer les projets structurants. L’article 25 du décret charge le ministère de : concevoir et réaliser les infrastructures, assurer leur entretien, piloter l’ensemble des réseaux de transport (routes, ports, aéroports, ferroviaire, fluvio-lagunaire)
Avec cette centralisation, l’État ivoirien mise sur une gouvernance intégrée, synonyme d’efficacité, de coordination et de compétitivité pour les infrastructures nationales.
Dina Light







