La Côte d’Ivoire continue de bénéficier de la confiance des investisseurs sur le marché financier régional. À l’issue d’une nouvelle adjudication de titres publics organisée sur le marché de l’UEMOA, l’État ivoirien a mobilisé 110 milliards de FCFA, après avoir enregistré une demande totale de plus de 225 milliards de FCFA.
L’opération, initialement calibrée à 100 milliards de FCFA, a été largement sursouscrite avec un taux de couverture de 225 %, confirmant l’intérêt soutenu des investisseurs pour les instruments de dette ivoiriens dans un contexte régional marqué par des besoins élevés de financement public.
Cette levée de fonds portait sur trois catégories de titres : un Bon assimilable du Trésor (BAT) à 364 jours ainsi que deux Obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturités 3 ans et 5 ans. La date de valeur des titres a été fixée au 20 mai 2026.
La meilleure performance a été enregistrée sur la tranche obligataire à 5 ans. Proposée avec un taux nominal fixe de 5,45 %, elle a absorbé la totalité des 40,96 milliards de FCFA soumis par les investisseurs, soit un taux d’absorption de 100 %. Cette maturité a également affiché le rendement moyen pondéré le plus élevé de l’opération, à 7,10 %, signe de l’appétit du marché pour les placements à long terme.
L’OAT à 3 ans, rémunérée à un taux fixe de 5,20 %, a elle aussi suscité un fort intérêt avec 142,5 milliards de FCFA de soumissions enregistrées. Sur ce montant, le Trésor ivoirien a retenu 66 milliards de FCFA, soit un taux d’absorption de 46 %. Le rendement moyen pondéré s’est établi à 6,39 %.
À l’inverse, le BAT à un an a connu une mobilisation plus faible. Sur 41,7 milliards de FCFA proposés par les investisseurs, seuls 3 milliards ont été retenus, représentant un taux d’absorption limité à 7 %. Le taux marginal de cette tranche ressort à 3,60 %.
Au total, le montant global retenu par l’État ivoirien atteint 110 milliards de FCFA, contre 225,2 milliards de FCFA de soumissions reçues. Le taux d’absorption global s’élève ainsi à 48,85 %, traduisant une sélection rigoureuse des offres afin de préserver des conditions de financement jugées soutenables.
Les investisseurs ivoiriens ont largement dominé cette opération, concentrant l’essentiel des montants attribués sur l’ensemble des maturités. Les souscriptions régionales ont toutefois confirmé l’intégration croissante du marché financier ouest-africain.
Le Bénin a notamment placé 5,6 milliards de FCFA sur la tranche à 5 ans, tandis que le Sénégal a obtenu 7,2 milliards de FCFA sur cette même maturité ainsi qu’une présence symbolique sur l’OAT à 3 ans.
Cette opération intervient dans un contexte où plusieurs États de la sous-région intensifient leurs émissions pour financer leurs programmes budgétaires et leurs investissements structurants. Pour la Côte d’Ivoire, cette forte mobilisation constitue un signal positif sur la perception du risque souverain et sur la résilience de son économie.
Les remboursements des titres émis interviendront progressivement entre mai 2027 et mai 2031.
Dina Light









