Les autorités burkinabè et le Groupe de la Banque mondiale ont ouvert vendredi à Ouagadougou une revue conjointe des projets et programmes financés dans le pays, dans le but d’évaluer leur contribution effective aux objectifs du Plan de relance économique et sociale.
Cette rencontre stratégique, organisée autour du thème : « Portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso : quelle contribution à l’atteinte des objectifs du Plan Relance ? », réunit membres du gouvernement, experts sectoriels, partenaires techniques et responsables de la Banque mondiale.
L’objectif est d’examiner l’état d’exécution des projets, d’identifier les obstacles rencontrés sur le terrain et de dégager des pistes pour améliorer l’efficacité des investissements engagés au profit des populations.
Un portefeuille en forte progression
À l’ouverture des travaux, Hamoud Abdel Wedoud Kamil a souligné que cette revue annuelle constitue un outil important de pilotage et de suivi de la coopération entre le Burkina Faso et la Banque mondiale.
Selon lui, l’ambition est d’assurer une mise en œuvre plus rapide et plus efficace des projets afin de répondre aux besoins prioritaires du pays.
Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Burkina Faso comprend 27 projets, dont 19 nationaux et huit régionaux, couvrant plusieurs secteurs stratégiques du développement.
Les engagements financiers sont passés de 2,7 milliards de dollars en 2020 à près de 4,18 milliards de dollars aujourd’hui, soit environ 2 508 milliards de FCFA.
Santé, éducation, énergie : les secteurs prioritaires
Les projets financés concernent principalement les infrastructures, la santé, l’éducation, l’énergie, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle ainsi que les services sociaux de base.
Selon les responsables de la Banque mondiale, le précédent exercice fiscal a enregistré un taux de décaissement de 28,4 %, supérieur à la moyenne régionale, traduisant une amélioration du rythme d’exécution des projets.
Deux nouveaux projets d’un montant global de 250,4 millions de dollars ont déjà été approuvés dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.
Trois autres programmes estimés à près de 300 millions de dollars devraient également être validés au cours de cette année pour soutenir notamment l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’énergie et les services sociaux essentiels.
Le gouvernement reconnaît des difficultés persistantes
Le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo, a salué l’appui constant de la Banque mondiale au Burkina Faso.
Il a néanmoins reconnu que plusieurs contraintes continuent de freiner la mise en œuvre de certains projets, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, économiques et logistiques importants.
Pour les autorités burkinabè, cette revue doit permettre de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués et d’améliorer l’impact réel des investissements sur les conditions de vie des populations.
À travers cette démarche, le gouvernement et la Banque mondiale veulent accélérer l’exécution des projets prioritaires et consolider les efforts engagés pour soutenir la relance économique et la résilience sociale du Burkina Faso.
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