La CEDEAO poursuit son engagement en faveur de la santé et de l’inclusion sociale des femmes en Côte d’Ivoire. L’organisation régionale, à travers l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), a accordé un financement de 25,9 millions de FCFA au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) pour soutenir les survivantes de fistules obstétricales et renforcer leur autonomisation économique.
La cérémonie de remise officielle du chèque s’est tenue le 15 juin 2026, à la représentation de la CEDEAO à Abidjan-Cocody en présence des responsables du ministère et des partenaires impliqués dans la lutte contre cette pathologie.
Au nom de la ministre Nassénéba Touré, le directeur de cabinet, Moussa Diarassouba, a salué une contribution qui permettra d’intensifier les actions en faveur de femmes souvent confrontées à l’exclusion sociale, à la précarité et à la stigmatisation.
« Cet appui représente un signal fort de solidarité régionale envers des femmes qui ont besoin d’un accompagnement durable pour retrouver leur autonomie et leur place dans la société », a-t-il indiqué.
Selon les autorités ivoiriennes, les ressources allouées serviront à renforcer les activités du Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG), notamment le suivi des bénéficiaires engagées dans des activités génératrices de revenus, les campagnes de sensibilisation communautaire et l’identification de nouveaux cas nécessitant une prise en charge.
Le ministère entend également utiliser ce soutien pour poursuivre les actions de réinsertion sociale et économique des femmes ayant subi une intervention chirurgicale liée à la fistule obstétricale.
Pour la représentante résidente par intérim de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, Fathmah Diarré Mahan, cette initiative traduit la volonté de l’organisation de placer la santé et le bien-être des populations au cœur de son action, conformément aux objectifs de sa Vision 2050.
Elle a souligné que ce partenariat avec le ministère de la Femme s’inscrit dans une coopération durable visant à améliorer les conditions de vie des femmes vulnérables et à promouvoir leur autonomisation.
La fistule obstétricale, généralement provoquée par des complications lors de l’accouchement, demeure une affection aux conséquences médicales, psychologiques et sociales importantes. Au-delà des soins médicaux, la réinsertion économique constitue un enjeu majeur pour permettre aux survivantes de reconstruire leur vie.
En 2025, grâce à l’appui du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) et de l’ONG GMF3, soixante femmes ivoiriennes ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale et d’un accompagnement global.
Avec ce nouveau financement, la CEDEAO et les autorités ivoiriennes entendent consolider les acquis obtenus et offrir à davantage de femmes les moyens de retrouver leur dignité, leur indépendance financière et leur intégration sociale.
Dina Light






