Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a effectué, mardi 28 juillet 2026, une visite d’amitié et de travail à Bamako, quelques jours seulement après son accession à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Reçu par le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, ce déplacement intervient dans un contexte marqué par la redéfinition des rapports entre l’organisation régionale et la Confédération des États du Sahel (AES).
Premier déplacement régional du chef de l’État sénégalais depuis son élection à la tête de la CEDEAO lors du sommet de Freetown, le 19 juillet dernier, cette visite traduit la volonté de Dakar de maintenir le dialogue avec Bamako, malgré la nouvelle configuration géopolitique en Afrique de l’Ouest. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger poursuivent en effet leur coopération au sein de l’AES, après leur retrait de l’organisation communautaire.
Selon la présidence sénégalaise, les échanges entre les deux dirigeants portent sur le renforcement des relations historiques entre le Sénégal et le Mali, ainsi que sur les principaux défis régionaux, notamment la sécurité, la stabilité politique et les perspectives d’intégration sous-régionale.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques engagés par Bassirou Diomaye Faye depuis son arrivée au pouvoir. Dès le 30 mai 2024, moins de deux mois après son investiture, il avait choisi Bamako comme l’une de ses premières destinations afin d’échanger avec le général Assimi Goïta sur les enjeux sécuritaires et l’avenir des relations entre la CEDEAO et les États sahéliens.
À la tête de l’organisation ouest-africaine, le président sénégalais a fixé plusieurs priorités, parmi lesquelles une plus grande autonomie financière de la CEDEAO, le renforcement des mécanismes régionaux de sécurité et l’opérationnalisation de la force régionale de lutte contre le terrorisme. Dans ce contexte, sa visite à Bamako apparaît comme un premier signal d’ouverture en faveur d’un dialogue renouvelé entre la CEDEAO et l’AES, à un moment où l’avenir de la coopération régionale demeure un enjeu majeur pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.
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