Les préparatifs de la troisième édition de l’Abidjan Border Forum (ABF) entrent dans leur dernière phase. Du 17 au 19 août 2026, les responsables du forum se sont retrouvés au siège de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, pour arrêter les principaux contours de cette rencontre consacrée aux enjeux frontaliers en Afrique.
Pendant trois jours, le Commissariat général de l’ABF, le Comité scientifique, l’équipe projet et la Commission de l’UA ont travaillé à la consolidation du contenu et de l’organisation du forum. La session a notamment abouti à l’adoption de la note conceptuelle, à la structuration des panels ainsi qu’à l’identification des experts et modérateurs qui prendront part aux différentes discussions.
La troisième édition se tiendra à Abidjan du 20 au 22 octobre 2026, autour du thème : « Les peuples aux frontières : culture, intégration et sécurité ». Une orientation qui place les communautés vivant dans les espaces frontaliers au centre des réflexions sur l’avenir des frontières du continent.
Après les éditions de 2022 et 2024, l’ABF entend désormais consolider son rôle de cadre africain de référence sur les questions frontalières. L’enjeu sera notamment de rapprocher les politiques publiques des réalités quotidiennes des populations et de favoriser une meilleure coopération entre les pays partageant des frontières communes.
Co-porté par la Côte d’Ivoire, à travers la Commission nationale des frontières (CNF-CI), et la Commission de l’Union africaine, le rendez-vous devrait réunir plusieurs catégories d’acteurs : représentants des États, experts de l’UA, responsables des communautés économiques régionales, universitaires, chercheurs, partenaires au développement et représentants des communautés frontalières.
Les échanges devront porter sur les défis auxquels sont confrontés les territoires frontaliers, mais également sur leur potentiel en matière de culture, d’intégration, de développement économique et de sécurité.
À travers cette troisième édition, l’ABF ambitionne ainsi de faire émerger des propositions concrètes et durables pour faire des frontières africaines non plus seulement des lignes de séparation, mais aussi des espaces de coopération, de rapprochement et de développement partagé.
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