À Bouna, la lutte contre l’orpaillage illégal s’est imposée comme l’un des principaux sujets de la restitution parlementaire organisée vendredi 4 septembre 2026 par une délégation de députés du groupe parlementaire du RHDP. Une rencontre au cours de laquelle les élus ont également rendu compte de leur activité à l’Assemblée nationale et présenté les perspectives du PND 2026-2030 pour le Bounkani.
Conduite par le troisième vice-président de l’Assemblée nationale, Diomandé Abdoulaye Karim, la délégation a échangé avec une forte mobilisation des populations au foyer des jeunes de Bouna. L’objectif : rapprocher les représentants du peuple de leurs mandants et permettre aux communautés de mieux comprendre les décisions et politiques publiques en cours.
L’orpaillage illégal, une menace pour les communautés
Le député de Nassian, Amara Ouattara, a consacré son intervention aux conséquences de l’exploitation clandestine de l’or. Il a notamment insisté sur ses effets sur l’environnement, la sécurité et la cohésion sociale, alors que le phénomène demeure une préoccupation dans plusieurs zones de la région.
Face à cette situation, l’élu a appelé les populations à renoncer à l’exploitation illégale de l’or et à soutenir les actions engagées par les pouvoirs publics pour combattre cette activité.
Le Parlement rend compte de son action
La restitution a également permis de revenir sur les travaux parlementaires. Le député de Bouna, Dah Sansan, a présenté les principaux textes examinés au cours de la session, dont trois projets de loi concernant directement les activités agricoles des populations rurales, sur un total de 27 projets de loi traités.
L’élu a expliqué les enjeux de ces textes et leur portée pour les populations.
Le PND 2026-2030, quelles perspectives pour le Bounkani ?
De son côté, le député de Téhini, Oumar Ouattara, a présenté les grandes orientations du Plan national de développement (PND) 2026-2030, en mettant l’accent sur les opportunités susceptibles de bénéficier au Bounkani.
À travers cette séance, les députés ont ainsi voulu faire de la restitution parlementaire un espace de dialogue direct avec les populations, entre bilan de l’action législative, perspectives de développement régional et mobilisation contre un phénomène considéré comme préoccupant pour l’avenir du Bounkani.
Kom Firmin







