Le Ghana vient de clarifier sa position sur le dossier du Sahara occidental, après des informations ayant laissé entendre qu’Accra aurait changé de ligne diplomatique. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères affirme au contraire que le retrait de la reconnaissance de la « RASD », décidé le 6 janvier 2025, demeure en vigueur.
Cette clarification intervient après la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et un représentant du Front Polisario. Selon Accra, cette audience ne constitue pas une reconnaissance diplomatique : l’interlocuteur reçu était présenté comme un envoyé du Front Polisario et non comme un ambassadeur accrédité auprès du Ghana.
Pour le gouvernement ghanéen, aucune modification n’est donc intervenue dans sa politique officielle depuis la décision prise début 2025.
Cette mise au point intervient dans un contexte diplomatique où la question du Sahara occidental continue de faire l’objet d’un processus de négociation sous l’égide des Nations Unies. Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2797 adoptée en octobre 2025, a demandé aux parties de poursuivre les discussions en prenant comme base la proposition marocaine d’autonomie, avec l’objectif d’aboutir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
Accra affirme soutenir ce processus ainsi que les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel.
Le choix du Ghana est ainsi doublement significatif : il confirme une décision diplomatique prise en 2025 tout en l’inscrivant dans le cadre multilatéral onusien. Pour Accra, la proposition marocaine d’autonomie constitue la base de règlement à privilégier dans les discussions.
La clarification ghanéenne montre également que, dans un dossier aussi sensible, la nature d’une rencontre diplomatique ne suffit pas à déterminer une évolution de la position officielle d’un État. Accra entend précisément dissocier le dialogue avec les représentants d’une partie au conflit d’une éventuelle reconnaissance diplomatique.
Cette nouvelle mise au point devrait donc être lue avant tout comme une confirmation de continuité de la politique étrangère ghanéenne sur le dossier du Sahara occidental.
Lfl





