Le gouvernement nigérien connaît un nouvel ajustement. Le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani, a procédé le mardi 15 septembre 2026, à quatre nominations, dans un contexte où les autorités poursuivent la réorganisation de l’appareil d’État engagé depuis le changement de pouvoir de juillet 2023.
Selon le décret communiqué par le Secrétariat général du gouvernement, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo devient ministre de l’Agriculture et de l’Élevage. Son parcours dans le secteur hydro-agricole constitue l’un des éléments marquants de cette nomination. Il dirigeait auparavant l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA), où il était notamment chargé du suivi de programmes liés à l’irrigation et aux aménagements agricoles.
Trois autres changements concernent des secteurs stratégiques. Abdourahamane Oumarou est nommé ministre de la Refondation et de la Promotion des Valeurs sociales, le lieutenant-colonel Seyni Alzouma prend la tête du ministère de l’Énergie et Hamani Kargne devient ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.
Agriculture, énergie et communication au centre du réajustement
La répartition des nouveaux portefeuilles met en évidence plusieurs domaines directement liés aux priorités affichées par les autorités nigériennes. L’agriculture constitue un enjeu majeur dans un pays où les questions d’irrigation, de production et de sécurité alimentaire occupent une place importante dans les politiques publiques.
L’énergie représente également un secteur stratégique, notamment dans le cadre des efforts visant à renforcer les capacités nationales. Quant à la communication et aux nouvelles technologies, elles interviennent dans un environnement où la maîtrise de l’information et des outils numériques occupe une place croissante dans l’action gouvernementale.
Le ministère de la Refondation, pour sa part, demeure directement rattaché au processus institutionnel et social lancé depuis l’arrivée du CNSP au pouvoir.
Une nouvelle séquence après des changements militaires
Ce réaménagement intervient plus de trois ans après la formation du premier gouvernement du CNSP, en août 2023. Dirigée par Ali Mahaman Lamine Zeine, cette première équipe comptait 21 membres, dont quatre femmes, avec plusieurs militaires à des postes régaliens.
L’exécutif a depuis connu plusieurs ajustements, dont un réaménagement technique annoncé en avril 2025.
Le calendrier des dernières nominations est également à rapprocher des changements intervenus récemment dans la hiérarchie militaire. Le général Mamane Sani Kiaou a été nommé chef d’état-major des armées en remplacement du général Moussa Salaou Barmou. Le colonel Abdourahamane Abou Zataka a, de son côté, pris la tête de l’état-major de l’armée de terre.
Sans modifier l’architecture générale du gouvernement, ces nouvelles nominations traduisent donc une volonté de réajuster plusieurs secteurs clés. Elles interviennent dans une période où les autorités nigériennes poursuivent simultanément la réorganisation institutionnelle et militaire engagée depuis juillet 2023.
Lfl





